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De la difficulté de changer d’emploi 6 avril 2013

Posté par Mon quotidien en contre-plongée dans : Mon quotidien au travail , ajouter un commentaire

Autant il peut être compliqué d’entrer dans le cercle très fermé que forment les CHR, autant en sortir peut s’avérer difficile.
Dans ma courte carrière en hôtellerie (quasiment 10 ans, de femme de chambre à directrice adjointe en passante par la réception de jour comme de nuit), j’ai pu expérimenter :
- l’accueil physique et téléphonique
- l’argumentaire de vente
- la gestion de conflit
- la gestion de planning
- la gestion de stocks
- le bricolage de maintenance
- le service
- le secret professionnel
- la communication inter-services
- les règles d’hygiène HACCP
- la saisie de documents
- le classement de données
- la mise en place de process
- les remises en banque
- la maintenance de distributeurs alimentaires
- la prospection
- la fidélisation client
- la négociation tarifaire (comme vendeuse et comme cliente)
- le conseil juridique
- le commerce
- le secrétariat
- l’assistance (et parfois le remplacement) de direction d’établissement
- le ménage
- les horraires variables
- les heures de nuit
- etc, etc…
En plus de ça j’ai une formation en commerce, une en gestion, une en vente et une en communication.

Donc, en théorie, je devrais pouvoir postuler sans problème pour des postes d’accueil, d’assistante de direction, assistante commerciale, secrétaire ou secrétaire de direction. Et dire que je cherche serait bien en-dessous de la vérité ! Car je l’avoue, j’ai beau adorer m’occuper des clients et savoir que je fais partie de la réussite de leur séjour, je suis également très flattée de voir des commentaires positifs sur Internet, ça ne fait pas le poids face à un emploi du temps stable et des week-end en famille sans devoir poser des congés pour les avoir. Le monde des CHR n’est donc plus pour moi.
Pourtant, à chaque entretien, quel que soit le poste, se posent les mêmes problèmes : « vous ne connaissez pas notre branche de métier ». FAUX ! J’ai cotoyé longuement le bâtiment, le droit, le médical, la location, la vente, la mécanique, les forces de l’ordre, le transport de personnes et de marchandise, le sport, les administrations… Si je mentais sur mon CV, l’employeur ne le saurait pas car j’ai assimilé leurs vocabulaires. Mais j’aime trop l’honnêteté.
« Vous n’avez pas d’expérience à un poste similaire ». Que voulez-vous dire par là ? Pourriez-vous me décrire la fiche de poste que vous attendez voir appliquée ? Je sais faire TOUT ce que vous me décrivez. J’en ai même une expérience honnorable et réussie.
« Vous n’avez pas de diplôme pour ce poste ». Certe, je n’ai que mon Bac en poche, mais la loi n’exige pas de diplôme pour les postes auxquels je postule. On en revient donc à l’expérience. Mieux : sans diplôme je coûte moins cher à l’employeur !
Ces arguments m’amènent à me poser une question : pourquoi me convoquer en entretien puisque ces informations se trouvent sur mon CV ? Je commence à croire que mon profil n’est pas assez dynamique…

L’ascenseur émotionnel 3 mars 2013

Posté par Mon quotidien en contre-plongée dans : Mon quotidien en amour , ajouter un commentaire

Connaissez-vous cette expression ? Non ? Alors je vous explique le principe de l’acenseur émotionnel : Un ascenseur monte, descend, remonte et redescend en peu de temps. Lorsque votre moral fait de même, alors vous êtes dans un ascenseur émotionnel. Une très bonne nouvelle puis une très mauvaise ? Ascenseur émotionnel. Un baiser puis une insulte ? Ascenseur émotionnel. Bon, je crois que vous avez compris.

Mon homme est un spécialiste du genre. Il m’y pousse au moins une fois par jour. Le dernier exemple en date : cette semaine.
Lundi soir il m’annonce qu’il n’a jamais désiré habiter avec moi ni avoir un enfant de moi (ce qui est aujourd’hui le cas) et que je ne dois rien attendre de plus de sa part dans l’avenir car même si je devenais et faisais tout ce qu’il attend de moi il n’en aurait pas envie. Le problème c’est moi. Point.
Je passe ma semaine à déprimer et à me demander quoi faire quand, hier, il me dit que s’il le pouvait, il m’offrirait tout ce que je peux désirer de plus beau. O_o……. Bon. Là il commence à y avoir quelques étincelles dans mon cerveau, signe d’un pêtage de plombs imminent.
Et aujourd’hui il me dit qu’un imprévu nous atomise le budget et qu’il est fort probable qu’on ne s’en relève pas.

Autre exemple : il commence à me prendre sensuellement les hanches, à me faire des bisous dans le cou, puis ses mains glissent sur mon ventre et……. « Oh ! C’est flasque tout ça ! Tu as encore pas mal de poids à perdre ! » Et il part de son coté. Merci chéri….

Le truc c’est que je ne sais pas si c’est un comportement masculin normal ou si c’est juste lui. Un commentaire ?

Le bruit dans les hôtels…

Posté par Mon quotidien en contre-plongée dans : Mon quotidien au travail , ajouter un commentaire

En général, lorsque les clients prennent une chambre pour la nuit, c’est parce qu’ils veulent dormir (avec un toit sur la tête et pas dans la voiture). Bien sûr et c’est normal, ces personnes-là ne veulent pas être dérangées dans leur sommeil. Pourtant, ce sont ces mêmes personnes à qui il faut expliquer qu’elles ne sont pas seules dans l’hôtel et qu’il serait de bon ton de respecter les autres clients. Je suis alors confrontée à plusieurs réactions :

1. Il y a ceux qui, dans un moment d’euphorie, ne se rendaient absolument pas compte du volume et qui se confondent en excuses. À ceux-là je réponds avec le sourire que je ne leur en veux pas (d’ailleurs, personnellement, devant rester éveillée toute la nuit, qu’est-ce que ça peut me faire qu’il y ait du bruit ?) et que j’espère simplement ne pas avoir à me répéter.

2. Il y a ceux qui se comportent comme des enfants et cherchent à m’expliquer que ce n’est pas de leur faute. Je les laisse se dépatouiller 5 minutes avec leurs excuses bidons du genre « c’est pas moi c’est lui », « on est trop loin les uns des autres », « c’est parce que les chambres sont non-fumeur », « le chien ne m’écoute pas », etc, etc…. Ensuite je leur demande ce qu’ils en penseraient s’ils étaient en train de dormir et qu’un autre client qui aurait la même excuse les réveillait.
Soit ils comprennent et on revient au cas n°1, soit ils ne comprennent pas et je dois leur dire que si ça continue j’inciterai les clients qui se plaindront à moi à porter plainte pour tapage nocturne et que je donnerai les informations nécessaires aux forces de l’ordre qui me les demanderont sous mandat afin qu’ils soient légalement punis.

3. Il y a ceux qui deviennent violents. Que ce soit physique ou verbal, lorsque la violence arrive, j’annonce tout de suite que, ayant déjà fait appel à eux, je sais que les forces de l’ordre arriveront 6 minutes après mon appel et que je vais immédiatement les appeler.
En général ils rentrent immédiatement dans leur chambre (crétins mais pas trop, hein ?). Sinon je cours un risque (s’ils s’en prennent à moi et me blessent gravement, étant complètement seule sur l’établissement, je risque de mourir avant que la relève ne me découvre. C’est une issue que je ne désire pas). Alors je m’enferme dans la réception et me place de manière à ce qu’ils puissent me voir téléphoner.
Soit ils comprennent que j’appelle le 17 et rentrent dans leur chambre, soit j’attends que l’opérateur réponde et je fais venir la gendarmerie.

4. Ceux qui se fouttent complètement des autres et considèrent qu’ayant payé leur chambre ils peuvent faire ce qu’ils veulent sont ceux qui me mettent le plus en boule. Là y il a des baffes qui se perdent.
Si je comprends qu’ils sont issus d’une éducation qui vénère les parents je leur demande s’ils feraient pareil sous les fenêtres de leur mère / ce qu’ils penseraient si quelqu’un d’autre s’amusait à faire ça sous les fenêtres de leur mère. Souvent, pris à leur propre jeu, ils ne savent pas quoi me répondre. Aux autres je leur fais un rappel à la loi et on revient au cas n°2.

Le principal est de ne jamais se démonter. Il faut être sûr de soi. Encore plus lorsqu’on est une femme. Le client en tort est comme un animal sauvage : il sent la peur.

Ce soir j’ai eu un cas extra : le mec fait du bruit, je le rappelle à l’ordre et il me rétorque que de toute façon il y avait du bruit toute la nuit de la veille (cas n°2 classique). Je lui fais remarquer que j’étais là la veille et qu’il n’y a pas eu de bruit après 22H (heure à laquelle la loi exige le silence). Devinez ce qu’il m’a répondu ! Allez-y ! Devinez ! Vous donnez votre langue au chat ? Alors je vous le donne dans le mille : « c’est mon chien qui a fait du bruit toute la nuit dans la chambre ! »
O_o ………
Que répondre si ce n’est « Et bien je vous suggère de dresser votre chien et de ne pas faire subir aux autres son manque d’éducation » (avec le sourire, ça passe mieux). Non mais franchement… S’est-il rendu compte une milliseconde de ce qu’il était en train de me dire ? Si oui, il n’a pas honte ???

Et si on faisait une pause ? 25 février 2013

Posté par Mon quotidien en contre-plongée dans : Mon quotidien au travail , ajouter un commentaire

En théorie, « ce n’est pas étonnant que vous ne parveniez pas à trouver le temps de pause minimum dans les textes, car ni la loi ni la convention collective des CHR du 30 avril 1987 ne prévoit un temps minimum réservé à la pause repas. En conséquence, il n’y a pas de temps minimum légal qui doit être consacré à la pause repas. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas non plus de règle.
En effet, l’article L.3121-33 du code du travail prévoit que « Dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié bénéficie d’un temps de pause d’une durée minimale de vingt minutes.
Des dispositions conventionnelles plus favorables peuvent fixer un temps de pause supérieur. »
Donc, tous les salariés doivent bénéficier d’une pause de 20 minutes après 6 heures de travail. En matière de pause, c’est la seule obligation qui incombe à l’employeur. S’il fait coïncider cette pause avec la prise du repas, il peut donc n’accorder qu’une pause de 20 minutes pour le repas. Mais dans ce cas là il est uniquement dans le respect des règles de droit et non pas dans la prise en compte des conditions de travail de ses salariés.
Sachez que pour la santé des travailleurs, l’administration recommande une pause de 45 minutes pour le repas. Elle recommande, mais n’impose pas.
Petit rappel : le temps de pause ou le temps consacré au repas n’est pas considéré comme du travail effectif. Ce qui veut dire que l’employeur peut déduire ces temps de pause du temps de travail de ses salariés. Sauf si pendant ce temps de pause, le salarié reste à la disposition de l’employeur et ne peut vaquer librement à des obligations personnelles, dans ce cas cela redevient du travail effectif qui doit être payé. »
source : www.lhotellerie-restauration.fr

Dans la réalité, sachant que dans la plupart des hôtels l’EEP est seul à pouvoir tenir la réception (sauf présence exceptionnelle de ses supérieurs qui ont de toute façon autre chose à faire… ou pas mais ça ne change rien) et que la réception doit rester ouverte en continu, comment faire une pause ? Et bien nous n’en faisons pas.
Personnellement (et comme beaucoup de mes confrères), j’essaye de terminer le travail « autre » (voir La réalité de nos contrats) le plus vite possible. Ainsi, si les clients me laissent du temps, alors je fais une pause (clope, en ce qui me concerne). C’est assez fréquent en saison basse. Mais en période touristique (dans ma région c’est plus de 6 mois par an), alors ma journée de 9 heures se fait sans aucune pause. Et attention à ne pas montrer un seul signe de fatigue sous peine de se faire remonter les bretelles !

La réalité de nos contrats

Posté par Mon quotidien en contre-plongée dans : Mon quotidien au travail , ajouter un commentaire

Dans le dernier article, je vous ai promis de vous parler de la nuance qu’il existe entre les réceptionnistes et les employés d’exploitation polyvalents (EEP pour la suite).
Les réceptionnistes sont chargés d’accueillir les clients, en réel et par téléphone. Ils tiennent leur espace propre et ordonné. Cela a l’air facile en théorie. N’oublions pas que, comme dans tous les métiers d’accueil, ils doivent parfois faire face à l’absence de client sans pour autant pouvoir quitter leur poste ni pianoter sur leur téléphone, ordinateur et autres, ni lire, ni rien. Ils se contentent de regarder les aiguilles de l’horloge défiler (trop) lentement. À contrario, ils doivent aussi faire face à l’affluence de clients (qui ont tendance à arriver tous en même temps. À croire qu’ils se donnent rendez-vous). Ils arrivent avec leurs désirs plus ou moins particuliers et leurs humeurs plus ou moins bonnes. Les réceptionnistes doivent garder calme et sourire en toute circonstance (ce qui n’est déjà pas donné à tout le monde), rester concentrés sur leur caisse et savoir être très patients.
Les EEP sont, comme leur nom l’indique, polyvalents. Et c’est peu dire. En plus de la réception, il faut faire le ménage dans les locaux, les lessives, le repassage, les poubelles, le parking, le bricolage (chasse d’eau qui fuit, ampoule qui lâche, WC bouchés, un clou par ci, une vis par là, etc.…), les chambres dès que les femmes de chambres manquent (à leur devoir parfois), la mise en place et le service des petits déjeuners, la réception des commandes (plusieurs dizaines de kilos de fournitures de bureau, de chambres et de bricolage et de nourriture pour les petits déjeuners qui arrivent en plein service au milieu des clients) et leur rangement… La liste n’est pas exhaustive. En fait, dès qu’on a besoin de mains pour un travail, c’est pour nous. Tout n’est pas dans notre contrat de travail. En fait, souvent et dans mon cas, seule la tenue de la réception, l’encaissement et le nettoyage de la réception sont indiqués. Mais les employeurs s’en donnent à coeur joie car ils se savent intouchables.
Bien sûr, lors de l’entretien d’embauche et durant toute la période d’essais on ne vous demande que d’assurer la réception. Par la suite (souvent dès le lendemain de la dite période), on vous envoie faire tout ce dont j’ai parlé plus haut. En tout cas c’est ainsi que les choses se sont passées pour moi ainsi que pour mes connaissances. Mais trop contente d’avoir du travail et bien trop jeune pour affirmer mon caractère et mes droits, j’ai laissé les choses se faire.

Le monde des CHR (Cafés, Hôtels et Restaurants) 24 février 2013

Posté par Mon quotidien en contre-plongée dans : Mon quotidien au travail , ajouter un commentaire

Comment y rentre-t-on ? Souvent par hasard. Sur la trentaine de personnes travaillant dans les CHR que je connais personnellement, seule une avait fait des études pour. Les autres sont arrivées à l’occasion d’un travail saisonnier, étudiant ou ponctuel et sont restées.
En ce qui me concerne, j’avais besoin d’argent pour soulager mes parents de la charge que mon état d’étudiante représentait pour eux. L’été arrivant et me trouvant dans une zone touristique, j’ai d’abord essayé les cafés et restaurants en espérant un contrat « pour accroissement temporaire d’activité » en contact avec la clientèle.
Malheureusement, malgré mon énergie indiscutable et mon sourire à toute épreuve, je n’avais pas ce que les employeurs appellent « un profil dynamique ». Traduction (obtenue au détour d’une conversation dans un cadre privé avec un patron de bar) : j’étais trop grosse pour attirer la clientèle (et oui, à l’époque je portais du 42). Mais ça, ça ne se dit pas clairement au postulant car la loi condamnerait le fautif pour discrimination. En pleine saison haute c’est très ennuyeux.
D’ailleurs cet été-là je suis allée boire une limonade dans l’un des cafés pour lesquels mon profil n’était pas assez dynamique avec quelques amis. La serveuse embauchée avait une taille mannequin, un petit débardeur transparent laissant voir son haut de bikini, une jupe assez courte pour que je puisse vérifier que le bas du bikini était bien assorti au haut et assez de maquillage pour que je ne puisse deviner si elle était plus proche des 16 ou des 30 ans. Elle n’a pas compris quand on lui a demandé la carte des softs (heu… Vous voulez voir les glaces ?) et s’est trompée sur toutes les commandes. Cela nous a pris 20 minutes, juste pour qu’elle calcule la monnaie. Mais effectivement, la terrasse était pleine de jeunes garçons prêts à attendre…
Résignée, j’ai cherché un poste « dissimulé ». Là, je me suis dit qu’un hôtel aurait certainement besoin de personnel pour remettre les chambres en état (autrement dit je postulais pour un contrat de femme de chambre). Et je suis arrivée à mon premier entretien d’embauche (dans un hôtel d’entrée de gamme) très détendue puisque n’ayant plus à me soucier de mon apparence (pensais-je naïvement). Heureusement pour moi, la directrice avait besoin d’une personne pour la réception et a su voir mes capacités relationnelles et auratoires au-delà de mes kilos. Et puis elle avait surtout besoin d’embaucher d’urgence. En 15 minutes je me suis retrouvée réceptionniste. Enfin… Employée d’Exploitation Polyvalente affectée à la réception. La nuance, j’allais la comprendre plus tard. J’en parlerai dans un autre article.
C’est ainsi que je suis entrée dans le monde des CHR.

Mon quotidien en contre-plongée

Posté par Mon quotidien en contre-plongée dans : Divers , ajouter un commentaire

Pourquoi ce titre ? Simplement parce qu’au quotidien, pour différentes raisons, j’ai besoin de lever les yeux, parfois la tête pour m’adresser aux autres. je vois donc le monde en contre-plongée.

Je ne suis pas grande. Alors oui, selons les statistiques je suis dans la moyenne française mais selon mon expérience je suis bien petite.

Je travaille assise et ceux avec qui je suis en contact sont debouts.

Ma place dans la société est tellement basse que si nous étions tous sur une échelle, alors je vous verrais certainement en contre-plongée.

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